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Comment bien accompagner son enfant lors de compétitions et championnats ?

Chaque week-end, les compétitions et championnats des jeunes licenciés au sein des clubs de sport battent leur plein.

Chaque week-end, les compétitions et championnats des jeunes licenciés au sein des clubs de sport battent leur plein.

Pour notre part, le sport en famille, c’est à la fois profiter d’un moment bien à nous pour pratiquer nos sports favoris, mais c’est également accompagner nos enfants et plus particulièrement, notre «  poupette  ».

Suivre notre fille qui entame les matchs retour de son championnat de basketball demande organisation, investissement et énergie !

Entre les devoirs, nos vies professionnelles et occupations respectives, les entrainements de la petite, sans compter nos 2 petits bouts de jumeaux, il est indéniable que sans des parents passionnés de sport et une organisation sans faille, nous serions vite débordés.

Pour bien comprendre, revenons 3 ans en arrière.

Nous avons pris conscience à cette époque de l’investissement que notre fille devrait fournir ( elle avait 11 ans et en a aujourd’hui 14 ) pour faire de la compétition. Pour la soutenir au mieux, toute la famille devait trouver et conserver la bonne attitude.

Joe : «  Pour ma part, étant des 2 côtés, parents et éducateur sportif, on va dire que l’attitude à avoir, je connaissais, mais ce n’est pas évident quand c’est ta fille. Mon but était qu’elle soit épanouie, qu’elle ne soit pas écœurée du sport et si possible, qu’elle devienne passionnée  ».

Nous devons trouver cette bonne attitude pour la voir se révéler et nous sentir en parfait accord à ses côtés, tout en conservant l’harmonie au sein de notre famille.

Pour y arriver, plusieurs choses peuvent être mises en place :

Parler à son enfant et l’écouter.

La communication est la base. Nous ne lui avons rien caché.

Nous lui avons exposé toutes les difficultés auxquelles elle devrait faire face, notamment l’organisation prioritaire à nos yeux des devoirs qu’elle aurait certainement à préparer parfois le soir après les entraînements.

Nous l’avons beaucoup questionnée pour savoir si elle souhaitait pratiquer le sport qu’elle avait choisi comme un loisir et continuer à s’amuser avec ses copines, ou si elle préférait les compétitions tout en sachant qu’elle aurait moins de loisirs.

Elle savait où elle mettait les pieds, en toute connaissance de cause. Ainsi, en accord avec nos questions, ses réponses et ses souhaits, nous pouvions aborder ses choix, les comprendre et l’accompagner plus sereinement.

Avoir des objectifs pour et avec son enfant :

Je commencerais par cette phrase d’un sportif de haut niveau qui disait :«  Tout le monde ne peut pas être champion du monde ! Par contre, tout le monde peut être champion de sa vie  ».

Quel que soit son niveau, vous devrez fixer avec votre enfant des objectifs mesurés, en rapport avec ses réelles qualités et motivations. Ce travail en amont est indispensable pour faire face aux déceptions et pouvoir entretenir sa confiance.

Mettre en avant l’importance d’arriver à la fin de son match et de ses entraînements avec le sentiment d’avoir tout donné pour atteindre l’objectif, reste pour les parents une priorité.

Avec ces buts atteints, l’enfant ressentira alors la même fierté que les vainqueurs.

Vous devrez jouer à l’alchimiste en laissant votre enfant rêver tout en le sensibilisant sur la réalité.

Positivez

Comment s’amuser dans la défaite ? Comment avoir une analyse positive en perdant un match ?

Le plaisir de se retrouver entre copains et copines, d’organiser des évènements hors basketball, de goûter, de sortir, ces manifestations extérieures sont essentielles pour faire face aux défaites et aux déceptions.

L’analyse positive est très importante surtout dans la défaite, d’où l’importance de mettre en place des objectifs mesurés et abordables.

Un objectif raisonnable atteint malgré un match perdu, est déjà un début de victoire.

Cela permettra à l’enfant de positiver, d’acquérir une certaine confiance et ainsi d’atteindre le but étape par étape, quel que soit le résultat.

L’enfant doit comprendre qu’il ne dépend pas de la performance et des résultats. Il doit avant tout prendre du plaisir, avoir la satisfaction d’atteindre ses objectifs personnels, qui à court terme bénéficieront à l’équipe si c’est un sport collectif, et ce, malgré les exigences de résultats des entraîneurs.

Ne pas prendre la place de l’entraîneur.

Il reste le mieux placé pour donner des conseils sur les performances d’un enfant qu’il coache.

C’est à lui et non à nous de lui expliquer ses erreurs et ce qu’il devrait changer pour s’améliorer.

Nous pouvons discuter avec l’entraineur pour lui demander quels sont ses approches pédagogiques et ses objectifs, ou sa façon de voir les choses. Le but est d’aller dans le même sens que lui pour que l’enfant ne soit pas tiraillé par les consignes de l’entraîneur et celles de ses parents.

Un équilibre devra toujours être trouvé.

Notre rôle en tant que parents est avant tout d’être là pour le soutenir moralement.

Accompagner et encourager

C’est un rôle difficile quand on est parents d’un enfant qui pratique la compétition. Nous devons rester vigilants et ne pas trop demander pour ne pas écœurer et ne pas faire de transfert sur nos envies de réussite ou de carrière professionnelle rêvée.

Nous devons être avant tout juste des parents. Chacun a ses rêves et ceux de nos enfants ne sont sûrement pas les nôtres.

Alors, soyons présents pendant les matchs, encourageons-les, faisons en sorte qu’ils ressentent qu’on les aime et soyons fiers d’eux, quelles que soient leurs performances.

L’encouragement sans mettre la pression, trouver toujours des choses positives à leur dire sur leurs prestations. Il est là notre travail d’équilibristes !

«  La confiance et le bien-être de son enfant avant tout  »

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Nous aurions pu nous étaler sur l’aspect mental (sûrement dans un prochain billet) qui nous semble particulièrement important et malgré tout souvent oublié, ne voyant que les qualités techniques, physiques ou tactiques.

Nous allons simplement conclure, en vous disant ceci : notre fille, qui aujourd’hui est une jeune adolescente de 14 ans, arrive à une période sensible pour la pratique du sport (beaucoup de jeunes arrêtent à partir de 15 ans). Elle est à un âge où surviennent d’autres préoccupations, des décisions diverses et variées à prendre pour son avenir ou encore l’envie de n’être qu’une adolescente, pourtant, tout n’est que positif.

Nous l’accompagnons depuis qu’elle a 6 ans et sa pratique sportive l’a emmenée à la naissance d’une passion pour le basket. Entre ses matchs, le suivi de la NBA (nous devons enregistrer tous les matchs, peu importe leur horaire de passage !), elle ne rate aucune rencontre et est incollable sur l’actualité du basket.

Elle est épanouie dans sa vie sportive et scolaire. Elle met tout en œuvre pour gérer l’école et le sport, elle atteint ses objectifs, elle avance étape par étape vers ses ambitions et ses rêves, tout en ayant une pleine conscience de la réalité.

Elle aura 15 ans cette année et reste toujours aussi passionnée avec une motivation grandissante qu’on doit nous-mêmes modérer avec encore un rôle d’équilibristes.

Pour nous parents, à chaque étape atteinte, c’est une remise en question, une prise de recul pour nous adapter.

À l’approche de la prochaine étape, nous devons également anticiper et avoir une attitude adaptée à son âge, ses choix sportifs, son orientation scolaire et sa vie d’adolescente.

Cette aventure est pour nous comme pour elle, l’apprentissage de l’école de la vie. Elle a pu voir de manière concrète le cheminement, les valeurs, l’investissement à fournir pour atteindre ce que l’on souhaite voir se réaliser dans la vie.

«  Sans effort il n’y a pas de résultat  » (no pain, no gain comme on dit).

Nous n’avons pas la prétention d’avoir la recette miracle pour emmener un enfant au bout d’une compétition sans encombre, mais en appliquant nos conseils, nous avons réussi à emmener notre fille jusqu’ici.

Si vous avez des enfants qui pratiquent un sport en compétition, si vous rencontrez des difficultés, comment les gérez-vous ? Comment abordez-vous la gestion de tout ce qu’impliquent compétitions et/ou championnats ?

Tout conseil étant bon à partager, n’hésitez pas à nous les laisser en commentaires.

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